Geoffrey Soupe parrain de la Classique des Alpes Juniors 2014

Geoffrey Soupe

Besançon capitale de la Franche-Comté, sa citadelle, ses vieux quartiers... En cette chaude matinée de début de printemps, nous partons à la rencontre de Geoffrey Soupe coureur dans l’équipe cycliste de la Française des jeux, on dit : «FDJ point fr». Il ne devrait pas être très difficile de le trouver, tant les routes du massif du Jura sont redoutables et son nom est inscrit sur ses chaussures.

Geoffrey a accepté, je dois le préciser, avec enthousiasme d’être le parrain de la 20éme édition de la Classique des Alpes Juniors. Pour nous autres, organisateurs cet un bel honneur qu’il nous fait.

Ce qui, au premier abord frappe chez Geoffrey, c’est évidemment un physique d’athlète, qui doit faire tourner quelques têtes, mais quand vous engagez la conversation avec l’homme on s’aperçoit bien vite que la tête aussi est bien faite : bien dans son corps, bien dans sa tête, l’adage lui va bien.

C’est surement cet équilibre qui a motivé Marc Madiot manager à la FDJ.fr de l’accueillir en 2010 au sein de l’équipe professionnelle. Un charisme sans égo démesuré, Geoffrey y fait ici son métier d’équipier, un point c’est tout. Il avoue lui-même que l’équipe dispose de nombreux talents et cite sans se nommer lui-même des Nacer Bouhanni, Arnaud Démarre et Arthur Vichot comme «des mecs qui ont de la classe» Je ne suis ni sprinteur, ni grimpeur avoue-t-il, mais par contre j’aide. Dans les courses, Geoffrey est le poisson-pilote de Nacer Bouhanni. Il nous avoue simplement avoir vécu l’un de ses meilleurs moments de vélo en 2012 lorsqu’il a amené ce dernier dans la position de remporter le Championnat de France.

Son ancien Directeur sportif chez les amateurs, Régis Auclair, dit de lui «c’est un gros moteur !»; qu’il dispose d’un des meilleurs rapports poids-puissance du peloton et qu’il développe des hauts régimes de 3 secondes à 3 minutes sans être encombré par l’acide lactique. Pour être un coureur parfait, il ne lui reste plus qu’à travailler la souplesse et l’efficacité de son coup de pédale et Marc Madiot de rajouter lors de ses débuts dans l’équipe, « il faut aussi que dans sa tête il prenne les réflexes du professionnel ». Cela est acquis maintenant.

Que de chemin prestigieux depuis ces débuts en 2003 à 15 ans chez les cadets de Bourg-en-Bresse puis junior à Vaulxen-Velin chez Régis Auclair. Il rejoindra le C.C.Etupes à l’excellente réputation de club formateur. Il suit en cela le cursus d’un certain Thibaut Pinot. Deux années consécutives, il court sous les couleurs de l’Équipe de France A que dirige Bernard Bourreau son sélectionneur. S’en suivra une liste impressionnante dont quelques titres émergent : Championnat de France espoirs, Championnat d’Europe contre la montre Espoirs, et même Championnat du Monde Espoirs à Melbourne. Il passe pro à la FDJ.fr en 2010.

Geoffrey Soupe a participé à la Classique des Alpes Juniors à deux reprises sans jamais avoir terminé sur le podium. Il est pourtant devenu un grand professionnel et jetant un bref regard sur le chemin parcouru conseille à tous ces jeunes qui vont franchir la ligne de départ cette année : « De se lâcher, de tout donner sur la course, de donner le meilleur d’eux même ; de continuer et de persévérer. C’est la persévérance qui m’a fait arriver à ce niveau-là puisque la Classique des Alpes Juniors, je n’ai jamais terminé premier, j’ai même jamais terminé dans le top 10. Mais enfin chacun a ses propres qualités grimpeur ou non, l’essentiel, c’est de persévérer au maximum et ça paiera un jour ». Alors Jeunes qui aujourd’hui prenez le départ et dont vos prédécesseurs furent exemplaires par leur volonté et leur ténacité dans l’effort, suivez les conseils de votre Parrain !

Merci à toi Geoffrey pour ton exemplarité, ta gentillesse, ta simplicité et ton accueil. A tous ces jeunes champions cyclistes en devenir, assurément tu traces le chemin. Peut-être l’avenir verra-t-il leurs noms sur leurs chaussures ? C’est le souhait que je formule pour chacun d’entre eux.

Michel Eynard