• Qui est Nicolas MallePublié le 05/06/2016

    Il n'était pas cité parmi les favoris de la Classique des Alpes mais ce n'est pas une surprise de retrouver le Normand vainqueur de la Classique des Alpes. Tout au long de la semaine, Nicolas Malle a bien préparé son affaire en repérant le circuit en compagnie du local Simon Guglielmi, 2e de la Classique des Alpes 2015.
    Junior 2e année, Nicolas Malle est licencié au VC Saint-Hilaire-du-Harcouet, membre de la Btwin Racing Team et du Pôle de Flers. Depuis février, il est l'un des meilleurs juniors français. Il avait remporté le 10 avril dernier la 3e épreuve du Maillot des Jeunes, une épreuve fédérale... espoirs. Parmi ses principaux résultats, on peut citer : 3e du Trophée Louison Bobet, 4e de du Tour du Coglais et de la Ronde du Printemps, 6e du GP Fernand Durel ou encore 7e de l'étape en ligne des des Boucles Cyclistes Sud-Avesnois, première manche de la Coupe de France . 
    Le Normand avait fait de la Classique des Alpes un rendez-vous important de sa saison (79e l'an dernier). En s'imposant à la Bridoire, il devient 2e Malle vainqueur de notre course - son cousin Mickaël s'était imposé en 2000.

    La réaction de Nicolas Malle : 
    « Je n’ai pas de mots, je n’y crois toujours pas. En début de course, je m’étais dit ‘‘pourquoi pas’’. Je m’étais dit qu’il fallait attendre mais finalement, j’ai tenté. Même avec 5’30’’ dans le premier col, je n’y croyais pas vraiment. J’ai essayé de filocher un peu à l’avant car je savais que ça allait être long puisque j’avais repéré le parcours depuis quatre jours avec Simon Guglielmi et Clément Davy. Dans le Mont du Chat, je suis monté à mon rythme. J’avais reconnu la descente et c’est aussi grâce à ça que j’ai pu gagner et que je suis parti tout seul. J’avais repéré les endroits où je pouvais descendre vraiment vite, avec un enchaînement de virages bien précis. Une fois dans la plaine, j’ai hésité à attendre. Je me suis dit que 25 kilomètres seul, ça allait faire long. Mais finalement je n’ai rien lâché. J’ai eu des crampes dans le dernier col. Je me suis dit que je n’avais pas fait 110 kilomètres devant pour me faire reprendre à ce moment-là.
    Sincèrement, j’espérais un Top 15. Au mieux un Top 10, mais je ne pensais vraiment pas à la victoire. 
    Simon (Guglielmi) m’avait bien montré les trajectoires à prendre en descente. Il m’a bien dit de ne pas m’affoler dans les cols et de monter à mon rythme, tout en n’oubliant pas de me ravitailler. C’est ce que j’ai fait. 
    J’espère avoir marqué l’œil du sélectionneur de l’équipe de France (Julien Thollet) avec cette victoire. A mon programme, j’attends notamment d’aller en Autriche avec la B’twin Racing Team U19 au mois de juillet. »