• Sofiane Merignat : « C'était un truc de fou ! »Publié le 22/04/2016

    Sofiane Merignat s'est offert la Classique des Alpes 2015 avec la manière. Parti dans le Mont du Chat, et malgré une chute dans la descente, le coureur du comité de Provence avait écrasé la concurrence. Il avait franchi la ligne à la Bridoire, avec 2'37'' d'avance sur son dauphin, Simon Guglielmi. Alors que l'édition 2016 sera dévoilée ce vendredi 22 avril, il se replonge dans ses souvenirs.

    Il y a un an, le 22 avril, pensais-tu déjà à la Classique des Alpes ?

    Non, pas plus que cela. Je prenais les courses comme elles venaient. J'ai commencé à penser à la Classique des Alpes deux-trois semaines avant. C'est venu quand j'ai commencé à m'entraîner spécifiquement pour ce rendez-vous. J'étais parti en montagne, environ deux semaines avant, avec mon entraîneur. Nous étions vers Gap. J'avais notamment monté le col du Noyer. J'étais coupé du monde pendant une semaine.

    Tu avais pris le départ pour gagner ?

    Je ne pensais pas trop à la victoire... On se demande si c'est possible. On a bien sûr envie de gagner... Mais quand on regarde le palmarès de cette épreuve, on se dit que cela ne sera pas facile. J'avais découvert la course en 2014, en J1. C'était mon premier Challenge. C'était un truc de fou d'être au départ. J'avais chuté... Puis j'ai fini avec Steven Taillefer, son frère avait remporté la course en 2007. Je termine 86e...
    L'an passé, je connaissais mes adversaires. Une semaine avant la Classique des Alpes, l'Equipe de France disputait une épreuve de la Coupe des Nations, le Tour du Pays de Vaud. Ça me faisait peur car ils avaient bien marché ! (sourires)

    Quelle image gardes-tu de ta victoire ?
    Le final... en fait, une fois que j'ai compris que j'allais m'imposer. C'est au sommet du col du Blanchet, le dernier GPM, que j'ai compris que ça allait le faire. Mais on n'y croit même pas, gagner sur une telle grosse course... C'était un truc fou.
    Les minutes qui ont suivi l'arrivée n'ont pas été agréables, car je me suis fait soigner suite à ma chute. Ensuite, tu vois tous les messages sur ton téléphone. Là, tu te dis je l'ai fait ! Je n'avais jamais reçu autant de messages.

    Tu dois souvent en entendre parler...

    Les speakers me présentent toujours comme le vainqueur de la Classique des Alpes. Et cela sera le cas tant que je n'aurai pas gagné une autre grosse course.

    Tu y repenses souvent ?
    Je tombe de temps en temps sur les photos. C'est une source de motivation quand tu as une baisse de moral. J'ai eu un petit soucis de santé cet hiver, qui a décalé mon début de saison. A ce moment-là, je voyais les photos et je me disais, si je l'ai fait une fois, je dois être capable de le refaire.

    Quels conseils donnerais-tu à un Junior qui rêve de remporter l'épreuve le 4 juin prochain ?
    Il ne doit pas s'en faire : s'il est fort, il gagnera. Il n'y a pas de stress à avoir. Sur cette course, cela fait naturellement. C'est plus facile que sur une course plate...