• Aurélien Paret-Peintre : « Faire les comptes au bas de la descente »Publié le 06/06/2014

    Aurélien Paret-Peintre (Rhône-Alpes) avait remporté la Classique des Alpes 2013 en s'envolant dans la descente du Mont du Chat. Il était alors junior 1ère année. Ce succès lui a ouvert les portes de l'équipe de France. Le Haut-Savoyard reviendra demain dans la peau du grand favori. « Je ne me mets pas de pression » assure-t-il.

    Avec quelles ambitions étais-tu venu sur la Classique des Alpes l'an dernier ?
    Aurélien Paret-Peintre : J'avais envie de faire quelque chose de bien. Je suis Rhonalpin, et surtout ma famille est originaire de la Bridoire, là où a lieu l'arrivée de la course. Mes grands-parents habitent d'ailleurs toujours là-bas. J'avais bien repéré le parcours. J'avais fait l'intégralité du circuit le dimanche précédent la course. Puis nous avions reconnu une nouvelle fois le parcours le mercredi avec le comité Rhône-Alpes.

    Beaucoup de gens te parlent de la Classiques des Alpes ?
    C'est la course qui m'a fait « connaître. » J'ai obtenu sur la Classique des Alpes ma première grosse victoire. Il y a beaucoup de juniors qui m'en parlent. Ils me demandent quels braquets utiliser, les endroits stratégiques... Je ne me mets pas de pression. Je suis serein, je suis arrivé mercredi soir à la Bridoire chez mes grands-parents. J'attends tranquillement samedi. J'ai la pression, c'est certain. Mais j'ai déjà gagné la course l'an dernier, alors je me suis dit que ça ne serait que du bonus de récidiver.

    Comment te sens-tu physiquement ?
    Je me sens bien. Il y a deux week-ends, j'ai participé aux Boucles du Haut-Marnais. J'ai porté le maillot jaune. J'ai ensuite fait une bonne semaine d'entraînement, sans courir le week-end dernier. Comme l'an dernier, j'ai repéré le circuit le dimanche précédent la course. Sinon j'ai pas mal de cols, comme le Salève, pas loin de chez moi (Annemasse). J'en profite pour en monter souvent à l'entrainement.

    Quels seront tes principaux adversaires ?
    C'est une course pour grimpeurs... Je pense à des coureurs comme Rémy Rochas (Savoie), Robin Meyer (Provence), Jérémy Defaye (Côte d'Azur) ou David Gaudu (Bretagne). Pour les Bretons, il y a également Valentin Madouas qui passe bien les bosses. Victor Lafay (Rhône-Alpes) peut faire une belle course. Mais je ne le considère pas comme un adversaire. Nous roulons souvent ensemble. Je lui ai d'ailleurs proposé de reconnaître le circuit avec moi dimanche dernier.

    Comment imagines-tu la course ?
    C'est toujours spécial... L'an dernier, il y avait eu beaucoup de péripéties tout au long de l'épreuve. Je pense qu'il y aura un marquage entre les favoris en début de course. Bien sûr, le gros morceau est le Mont du Chat. Il faudra faire les comptes au sommet...

    Ou au bas de la descente ?
    Oui c'est ce que j'allais dire. Il est plus facile de lâcher un coureur dans la descente du Mont du Chat que sur le plat qui suit. Beaucoup de coureurs présents l'an dernier connaissent désormais la descente. L'an passé, c'était humide, là ça sera sec. La descente du Col du Blanchet est également piégueuse. Les descentes, en général, ça me plait bien. On me dit que je prends des risques, mais moi je ne trouve pas. J'essaie de prendre des trajectoires bien propres.